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10 Juin Colocation entrepreneuriale : piste de diversification des portefeuilles immobiliers ?

La nouvelle tant attendue vient d’être confirmée par voie de presse. Le célèbre groupe américain leader du coworking nouvelle génération va s’installer rue La Fayette, à Paris.

Cette venue de WeWork est une très bonne nouvelle pour les professionnels de l’immobilier et de l’espace de travail. Depuis longtemps déjà, ils expliquent aux entreprises que la flexibilité, les nouvelles formes de travail et les services aux utilisateurs ont de l’avenir voire qu’ils ont une réelle valeur.

Plus déterminant également, c’est un fonds allemand plus connu pour son aversion au risque que pour tenir des stratégies aventureuses, qui signe cette grande transaction de 11 000 m² en plein cœur de Paris.

Un renouveau du profil de la demande immobilière

La flexibilité devient un nouveau secteur de marché, après les NTI, les agences de réseaux sociaux et de mise en relation et autres émanations du même type qu’Uber. Sur un registre déjà plus connu et moins collaboratif, les pépinières d’entreprises, les incubateurs et les business centers alimentent déjà fortement la demande de locaux, particulièrement en centre-ville.

Les investisseurs soigneront de plus en plus des acteurs comme Nextdoor, Smart Work Center, Fablabs ou autres représentants du « easywork », très exigeants sur la qualité des locaux, afin de satisfaire leurs utilisateurs finaux : connectivité IT exemplaire, traitement fonctionnel et esthétique des espaces de services et modularité extrême des bâtiments. Ces espaces doivent pouvoir ressembler à des « mini-Google », créant de la convivialité et du partenariat pour être attractifs.

Vers de nouveaux métiers immobiliers ?

A l’heure ou des réseaux de mise en relation pour devenir copropriétaire d’un appartement, « sans se connaitre », émergent en Grande-Bretagne, un « Blabla-Coworking » pourrait se développer pour aider les utilisateurs à gérer leur besoin en flexibilité.

Certaines agences immobilières se modernisent pour surfer sur la vague « nouvelle génération » en fluidifiant, par des mises en relation efficaces, un marché immobilier parfois peu réactif ou saturé sur certains secteurs, tant à l’acquisition qu’à la location.

Côté investisseurs, quelques bailleurs institutionnels comme Gecina ou Deka ont saisi l’occasion de capter ces nouveaux segments de marché, promis à une forte croissance. D’autres mettrons plus de temps et il est fort à parier que j’aurai encore, lors de rendez-vous avec des investisseurs évoquant leur totale capacité à saisir les opportunités de marché, un air dubitatif à l’évocation de ces nouveaux acteurs encore atypiques.